Le désherbage thermique

Le désherbage thermique est une méthode de lutte contre les mauvaises herbes (adventices) qui consiste à appliquer un choc thermique intense et très bref afin de détruire les cellules végétales indésirables.



L’objectif n’est généralement pas de brûler totalement la plante, mais de provoquer l’éclatement des cellules contenant l’eau, ce qui entraîne son dessèchement puis sa mort.

Cette technique peut utiliser plusieurs procédés : flamme directe au gaz, infrarouge, air chaud pulsé, eau chaude, vapeur, ou parfois mousse chaude.

Il devient moins performant sur les plantes déjà développées, les graminées ou les vivaces dont les organes de repousse sont protégés ou enterrés. C’est pourquoi il est souvent utilisé en pré-levée, en faux-semis, dans le maraîchage, les cultures biologiques, les allées, les trottoirs ou les zones où l’usage d’herbicides est restreint.

Ses principaux avantages sont l’absence d’herbicides chimiques, la réduction du risque de pollution des sols et de l’eau, ainsi que la possibilité de traiter sans retourner la terre, ce qui évite de faire remonter de nouvelles graines d’adventices à la surface.

Il peut donc constituer une alternative intéressante dans les stratégies de réduction des pesticides.

Cependant, cette méthode présente aussi des limites.

Elle demande souvent plusieurs passages, consomme de l’énergie (gaz ou électricité selon le matériel), peut coûter plus cher en main-d’œuvre, et son bilan écologique dépend fortement de la source d’énergie utilisée.

Sur de grandes surfaces agricoles, elle reste souvent complémentaire d’autres méthodes (paillage, binage, rotation des cultures, couverts végétaux).

Il existe un risque d’incendie avec certains systèmes de désherbage thermique, surtout ceux à flamme directe au gaz (propane/butane).


La flamme peut enflammer :

– herbes sèches
– paillis, feuilles mortes
– haies, broussailles
– clôtures en bois
– zones proches de bâtiments, véhicules ou matériaux combustibles

Chaque année, des départs de feu sont signalés après usage de brûleurs de désherbage dans des jardins, talus ou bords de routes. Les périodes de sécheresse et de vent augmentent fortement ce risque.

Les alternatives thermiques avec eau chaude, vapeur, mousse chaude ou infrarouge sans flamme nue réduisent généralement le risque incendie par rapport à la flamme directe.

Bonnes pratiques
– Ne pas utiliser par temps sec, chaud ou venteux.
– Garder un tuyau d’arrosage ou extincteur à proximité.
– Surveiller la zone après traitement.
– Respecter les arrêtés locaux en période de risque feu.
– Éviter totalement près des broussailles et zones naturelles sèches.

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